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Ethique de l'entreprise Ethique médicale et pharmaceutique - Travail de groupe 2010 - ULB D'une part, en ce qui concerne la pratique médicale, les cas sur lesquels nous nous sommes concentrés à savoir les dons de gamètes, la sélection génétique, l'euthanasie des mineurs et l'acharnement thérapeutique invitent à une réflexion éthique. A cet effet, il existe des directives de l'Association Médicale Mondiale (AMM) ainsi que d'autres organisations médicales afin d'aider les médecins dans leur prise de décision. Toutefois, ces recommandations sont assez générales et ne s'appliquent donc pas à chaque situation précise. Aussi, les progrès permanents de la médecine soulèvent de nouvelles questions éthiques auxquelles ces organisations ne peuvent répondre et rendent ces directives obsolètes. En définitive, il revient aux médecins en tant qu'individus de prendre les décisions éthiques. La position des religions face, entre autres, à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) n'est pas à négliger. En effet, les progrès scientifiques et médicaux peuvent, dans certains cas, aller à l'encontre des croyances de chacun et de ce fait entrer en contradiction avec elles. D'autre part, l'industrie pharmaceutique, par la dualité de ses objectifs à savoir la maximisation du profit et la recherche de nouveaux médicaments, entraîne également différentes questions éthiques. Le marketing de l'industrie pharmaceutique, sa transparence ainsi qu'une mise en contexte à travers l'analyse des essais cliniques, des maladies rares et du cas récent de la grippe H1N1 ont permis de mettre en évidence que l'industrie pharmaceutique a tendance à privilégier l'objectif de rentabilité. Il convient de souligner que, bien qu'il soit très coûteux de mener des recherches pour trouver de nouveaux traitements, l'industrie pharmaceutique ne devrait pas oublier son but premier que constitue la fabrication de nouveaux médicaments à des fins thérapeutiques. Conclusions Dans le cadre de l'éthique médicale, nous avons déterminé des problèmes éthiques liés au début et à la fin de la vie. En matière d'éthique liée au début de la vie, nous avons traité des dons de gamètes et, plus précisément, des difficultés liées à l'anonymat si celui-ci n'est pas respecté. En effet, dans ce cas, qu'adviendrait-il de la dépersonnalisation de l'enfant ? Quelles seraient les conséquences si le donneur est un membre de l'entourage du receveur ? L'enfant devrait-il connaître les conditions dans lesquelles il a été conçu ? Pour ce qui de la sélection génétique, ce sujet a mis le doigt sur le problème du conflit d'intérêt lorsqu'un enfant est créé uniquement dans un but thérapeutique. De plus, en permettant cette pratique, des dérives liées à l'eugénisme peuvent survenir entraînant un monde parfait où les personnes « dites imparfaites » seraient marginalisées. En ce qui concerne l'éthique liée à la fin de la vie, le sujet de l'euthanasie des mineurs a suscité de nombreuses polémiques. En effet, en la rendant possible, ne retirons-nous pas le caractère sacré de la vie ? N'ouvrons-nous pas la porte à toutes les autres dérives ? Nous avons également déterminé quelle était la position des différentes croyances et avons abouti à la question éthique qui était de savoir jusqu'à quel point la religion peut s'interférer dans la vie et les choix médicaux des patients dans le cas particulier de la PMA. Dans le cadre de l'industrie pharmaceutique, des questions en matière d'éthique se posent également. En effet, cette dernière poursuit deux objectifs à savoir celui de la maximisation du profit et de la recherche de « nouveaux médicament ». Cependant, au cours de notre étude, nous avons constaté que cette industrie avait tendance à favoriser le premier objectif. De ce fait, il y a une remise en question de ses pratiques en matière de marketing, de transparence, d'essais cliniques et de recherche pour les maladies rares. Effectivement, l'industrie pharmaceutique n'aurait-elle pas tendance à mettre de côté le bien-être des patients afin d'augmenter ses profits ? Ne manque-t-elle pas de transparence ? Malgré la réglementation européenne en matière de maladie rare, est-il « acceptable » que les malades n'aient pas accès à des traitements car cela n'est pas assez rentable pour l'industrie ? Dans le cas de la mise sur le marché du vaccin H1N1, existe-il vraiment une indépendance de l'OMS par rapport à l'industrie pharmaceutique? Une chose est certaine, le débat éthique qui existe pour ces deux industries ne sera jamais clos. En effet, celles-ci sont, grâce aux progrès scientifiques, en constante évolution et seront donc toujours confrontées à de nouveaux cas sujets à un débat éthique. Il y a peu, nous n'aurions jamais pu imaginer la conception d'un bébé sur mesure. Aujourd'hui, cette idée commence à se concrétiser. Dès lors, à quelles évolutions scientifiques devons-nous nous attendre pour demain et quelles questions éthiques en découleront ? Ainsi, la citation « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme» de François Rabelais extraite du Pantagruel , écrite il y a pourtant près de 480 ans, garde encore aujourd'hui toute son importance.
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