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Ethique, conflit et armement - Travail de groupe 2006
Responsable du groupe : François Léonet
Membres du groupe : Biosca Francisco, Céleste Aurélie, Diez Miguel, García Laura, Mahtani Sunil, Martin Irène, Michel Gilles et Muller Jérôme.
Résumé du travail
Le sujet « Ethique, conflit et armement » s’inscrit dans la zone grise entre la souveraineté des pays, leurs obligations souvent virtuelles envers la communauté internationale, les Nations –Unies étant un simple forum de nations, l’industrie de l’armement et ses pratiques de commerce qui s’inscrivent dans un cadre/référentiel légal international (et même parfois un cadre national) très peu développé(s).
Dans ce contexte peu défini, plutôt que de se poser des questions d’éthique d’ordre purement théorique, nous avons choisi une approche de travail par cas d’ étude portant sur les principaux acteurs, à savoir les Etats eux-mêmes et l’industrie des armes. A travers le travail, le lecteur s’aperçoit de la subjectivité de la notion d’éthique dans un contexte international de conflits et de courses à l’armement. Plutôt que la question d’un référentiel éthique universel, dans la « pratique quotidienne » des conflits et de l’armement, la demande pour un référentiel légal international avec des obligations crédibles et répressions efficaces s’impose.
Le présent travail se compose de trois parties. Dans une première partie (cas d’étude 1 & 2), nous explorons la zone grise entre la souveraineté d’un Etat, sa politique étrangère et ses obligations internationales. Dans une deuxième partie (cas d’étude 3 & 4), nous explorons le commerce des armes issu des pays industrialisés. La troisième partie (cas d’étude 5) se constitue d’une réflexion sur la conception américaine de l’éthique, de l’armement et des conflits.
Le cas « Le corollaire Roosevelt », discute la controverse éthique si un pays peut employer la force (ou du moins la menace) pour imposer à d'autres pays une politique qui soit bénéfique à chacun. Nous introduisons la notion de « bien public » de la paix. Devant la politique étrangère américaine contemporaine, ce cas regagne, selon nous, en importance.
Le cas « L'implication française dans le génocide du Rwanda » traite la question des considérations éthiques lorsqu’un Etat démocratique décide de mettre à disposition sa force et son savoir militaires à un pays pour lequel le respect des droits de l’homme n’est pas garanti.
Les deux cas suivants, « Traite et transferts d’armes dans les pays du G8 - le cas allemand, et l'exportation d'armes fabriquées en Belgique vers le Népal était-elle conforme à la loi de 1991 » exposent certaines pratiques douteuses du commerce d’armes dans les pays industrialisés, le rôle régulateur souvent insatisfaisant de la politique dans les pays exportateurs d’armes et le vide légal international actuel.
Le dernier cas abordé, « Conception américaine de l’éthique, conflit et armement », constitue une dissertation sur l’évolution de l’industrie des armes et du rôle de fournisseur des armées nationales vers une industrie au caractère de plus en plus commercial. Aujourd’hui, en effet, les acteurs de cette industrie sont privatisés et de moins en moins liés à des contrats/contraintes militaires. Ils cherchent donc le profit ailleurs. Comme le titre du cas l’indique, la dissertation se termine par une réflexion sur les la conception américaine de l’éthique, du conflit et de l’armement, notamment à travers une discussion sur les think tanks tels le PNAC et leur influence.
Le travail clôture par une réflexion générale sur la subjectivité de la notion d’éthique dans un contexte international.
Conclusions
Dans ce travail, nous avons essayé de refléter à travers des études de cas la complexité du contexte international caractérisé par un vide légal et par le manque de volonté de créer un référentiel international, devant les motivations de pouvoir ou purement commerciales des acteurs.
Ainsi, le lecteur s’aperçoit de la subjectivité de la notion d’éthique dans un contexte international où les puissances économiques sont à la quête de ressources d’énergie, où les pays du tiers monde se caractérisent par des courses à l’armement et où les intérêts commerciaux de l’industrie des armes sont omniprésents.
Plutôt que la question d’un référentiel éthique universel, dans la « pratique quotidienne » des conflits et de l’armement, la demande pour un référentiel légal international avec des obligations crédibles et répressions efficaces s’impose. Or, les énormes divergences dans les pondérations des pays et leurs aspirations mondiales respectives font que le concept de référentiel mondial reste utopique.
Un effet stabilisateur US au XXIe siècle ?
La chute du bloc soviétique a provoqué une rupture de l’ancien équilibre des forces, notamment militaires. Aujourd’hui, une seule superpuissance militaire subsiste qui, par sa force militaire, a été capable, à nouveau, de créer son propre référentiel. Le cas de l’Irak en est un exemple.
Cependant, à l’inverse du temps du corollaire de Roosevelt, cette superpuissance fait face à la globalisation des armes et des technologies accessibles, l’émergence de groupements terroristes agissant au niveau mondial, et face au risque de « clash » des civilisations. Elle ne sera probablement plus apte à jouer le rôle de stabilisateur qu’elle commençait à jouer il y a un siècle et qu’elle jouait tout au long du XXe siècle.
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