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Ethique pharmaceutique et médicale - Travail de groupe 2006
Responsable du groupe : Mathieu Cornet
Membres du groupe : Bruno Van Achter, Christel Lardin, Jennifer Makowski, Jean-Philippe Vanhulst, Kyun Thibaut, Mathieu Roth, Nicolas Beck, Nicolas Simons, Simon Cuvelier, Trung Truc Huynh.
Résumé du travail
Le présent document propose une réflexion sur les problématiques que peuvent poser certaines pratiques dans le domaine pharmaceutique et médical. Il est divisé en chapitres correspondant à l’analyse et à l’illustration de six pratiques du domaine. Ces thèmes sont abordés au travers de cas pratiques et sont notamment confrontés aux grandes tendances religieuses et aux cadres légaux en vigueur.
Le domaine pharmaceutique soulève plusieurs questions. Le fil conducteur de ce chapitre est le constat d’un conflit entre les intérêts économiques de l’industrie pharmaceutique et les intérêts de santé des populations. Ce conflit est présent tout au long de la vie d’un médicament. Il a une influence sur le choix des recherches, sur la manière dont sont effectuées les expérimentations sur les êtres humains, mais également sur la manière dont sont vendus et promus ces produits.
Le thème suivant parle de la problématique du clonage humain. On y distingue le clonage thérapeutique, qui a pour but de proposer des soins plus efficaces, et le clonage reproductif dont l’objectif est de reproduire à l’identique une personne vivante ou disparue. Viennent alors des questions sur l’unicité d’un être humain, mais également sur la définition de la vie.
Les problématiques posées par le clonage peuvent se rapprocher de celles liées à la recherche sur les embryons, et de la fécondation in vitro. Quel statut, en effet, doit-on leur donner, et que faire des rebuts inhérents à cette pratique ?
Nous avons ensuite discuté de l’avortement. L’une de ses dérives est liée au dépistage prénatal de certaines maladies et handicaps, qui peuvent pousser les parents à procéder à une interruption de grossesse. Ce cas est illustré et provoque ici le débat de savoir quelle place attribuer, dans notre société, aux personnes différentes, et comment en juger.
Le don d’organes, s’il a pour but de sauver ou d’améliorer des vies, n’est pas sans poser des problèmes éthiques aux différents intervenants : le donneur ou sa famille, le receveur mais également les équipes médicales. Le don d’organes est régi par les principes de la gratuité de l’acte, du consentement du donneur et de l’anonymat entre donneur et receveur. Néanmoins, suite aux progrès des techniques de réanimation, il pose le problème de la définition de la mort.
La mort est également au cœur du débat du dernier sujet abordé, l’euthanasie. Différents points de vue, s’affrontent sur cette question : le législatif, le religieux, le médical, mais également le point de vue de la personne arrivant au terme de sa vie. Qui peut, ou doit, décider de mettre fin aux jours d’une personne et dans quelles conditions ? Dans certains cas peut-on considérer les soins palliatifs comme une alternative ?
Bien entendu, ces discussions ne portent que sur un nombre limité de facettes du domaine pharmaceutique et médical. Néanmoins, il ressort de ces réflexions que le dénominateur commun de tous les cas rencontrés est l'être humain. Au cours de notre vie, nous serons probablement directement confrontés à un problème relevant de ce domaine qu'il nous faut plus que jamais aborder avec conscience et sens critique.
Conclusions
Le travail a permis, à travers une sélection de thèmes représentative à nos yeux du vaste domaine qu’est l’industrie pharmaceutique et médicale, de soulever certaines questions éthiques.
On a constaté que les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique ne correspondaient pas totalement, en pratique, aux attentes et aux besoins des populations en matière de soins de santé et que ces intérêts financiers pouvaient même prendre le pas sur la santé des populations défavorisées. Un autre abus est de considérer le malade comme un consommateur et non plus comme un patient.
Bien que la technique de clonage humain n’existe pour le moment que dans les oeuvres de science-fiction, on peut redouter d'en voir apparaître des applications dans le futur, avec des risques de dérives telles que des modifications génétiques ou une dévalorisation de la vie humaine.
La valeur de celle-ci fut également abordée dans le cadre d’une réflexion sur l’avortement. Doit-on mettre fin à une grossesse si l’on suspecte des complications possibles ? La vie d’une personne handicapée a-t-elle moins de valeur que celle d’une personne normale, puisque la justice peut décider du montant du préjudice subi par un enfant moins valide ? Le cas d’Adam, issu d’une FIV et sélectionné parmi des embryons sains pour sauver sa sœur, a mis en lumière le dilemme auquel on est confronté lorsqu'une action à visée foncièrement positive amène également des conséquences négatives pour les différents intervenants.
On a retrouvé ce même conflit dans le cadre du don d’organes. Ce thème a également impliqué une nouvelle définition de la mort, puisque l’on peut désormais réanimer des personnes dont le cœur s’est arrêté de battre, et que l’on peut garder en vie des personnes à l’état végétatif.
Enfin l’euthanasie, dernier sujet abordé, nous a fait réfléchir sur le droit de chacun de mourir dans la dignité. Ce droit entre notamment en conflit avec certaines législations, ce qui a mené à des faits tragiques et inadmissibles à notre époque, comme le cas de cette mère aimante ayant dû agir en criminelle afin de mettre fin aux souffrances de son fils.
Il ressort de nos réflexions que, de par son caractère éminemment humain, l'éthique pharmaceutique et médicale suscite l'intérêt global et génère continuellement de nouvelles questions qui nous concernent tous en notre qualité d'homme ou de femme. Ce sont autant d'aspects de notre santé, et plus encore de notre vie, qui sont au cœur des débats.
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