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Utilisation des cellules souches à des fins thérapeutiques et commerciales - Travail de groupe 2007


Membres du groupe : Bunga Nsimba Patrick, El Ahmadieh Faten, Hellebois Armande, Henry Guillaume, Kabange Maïka, Philippot Henry, Roland Joëlle Trésor, Teller David

Résumé du travail

Bioéthique, clonage reproductif, clonage thérapeutique, cellules souches… Ce sont là autant de termes que l’on entend de plus en plus depuis la fin du 20e siècle. Pour certains, ces mots sont porteurs d’espoir pour l’humanité. Les cellules souches, en effet, offrent un formidable tremplin de guérison à des milliers de malades. Mais pour d'autres, de nombreuses questions gravitent autour de cette utilisation problématique du vivant.

Cette médecine du futur n’est pas encore tout à fait au point. Dans le domaine des cellules souches, en effet, la recherche n’en est qu’à ses débuts : elle remonte à 10 ans à peine. Beaucoup de choses restent à faire, non seulement au niveau de la production et de l'utilisation de cellules souches mais aussi au niveau du fonctionnement des mécanismes du corps humain. Malgré tous les bienfaits que pourraient procurer ces cellules souches, de nombreuses questions éthiques freinent les recherches, notamment en ce qui concerne les cellules souches embryonnaires. Si certains soutiennent que ces dernières ne sont qu’un amas de cellules que l’on peut utiliser à bon escient pour ”sauver l’humanité de la maladie”, d’autres arguent que ces cellules constituent des individus à part entière et jouissent donc du droit à la vie. Nul ne pourrait alors les manipuler.

Le débat sur l’utilisation de cellules souches est souvent intense entre partisans et détracteurs. Diverses législations ont été adoptées dans plusieurs pays afin de fixer un cadre de recherche et préciser les modalités de celles-ci. Mais ces lois diffèrent d’un pays à l’autre, ce qui pose des problèmes éthiques et met en péril la recherche dans les pays les plus stricts. De façon générale, ces lois ne règlent pas le problème de fond. À partir de quel moment un embryon peut-il être considéré comme un être humain à part entière ? Ce débat reste ouvert, et l’une des portes de sortie sera peut-être le recours aux cellules souches adultes. Malheureusement, au stade actuel des recherches, ces dernières n’offrent pas les mêmes potentialités que les cellules souches embryonnaires. Une autre question fondamentale se pose: la brevetabilité des découvertes sur les cellules souches ne va-t-elle pas pousser à la mise en route d’un marché de la vie ? Pour rappel, le commerce de la vie et des organes est actuellement interdit pour l'essentiel et régi par des lois strictes.

Dans ce rapport, nous allons tenter d’apporter des éléments de réflexion. Parfois, notamment en ce qui concerne le domaine de l’éthique, nous ne ferons que soulever quelques questions ; le but étant de permettre à chacun d'éclairer sa propre réflexion.

Conclusions

Comme chacun a pu le constater à travers les médias, l'utilisation des cellules souches à des fins thérapeutiques ainsi que commerciales est certainement un sujet à la fois actuel et international. Les cellules souches font l'objet de nombreuses investigations de par le monde et interpellent le monde politique et scientifique international, sous de multiples aspects, afin de cadrer la recherche, l'utilisation, l'éthique, l'avenir de ces cellules à haut potentiel... Ce travail d'étude, nous a permis d'explorer quelques pistes de réflexion concernant les cellules souches et leur environnement, pour le moins vaste et complexe.

Les cellules souches ont une capacité thérapeutique énorme. Elles offrent un formidable espoir à des milliers de malades de guérir un jour de leurs terribles souffrances. Elles sont, semble-t-il, une solution pour de nombreuses maladies difficilement guérissables par d'autres voies : maladie de Parkinson, diabète, insuffisances cardiaques… La médecine thérapeutique pourrait ainsi offrir de nouvelles perspectives de guérison grâce à la mise au point de médicaments, permettant de traiter ces lourdes pathologies. Les thérapies cellulaires sont donc étudiées de près depuis une dizaine d'années. Les recherches sur de nouvelles obtentions de cellules souches sont en plein développement, et concernent aussi bien les cellules souches adultes que la culture des cellules souches embryonnaires. Cependant, un long chemin reste à faire pour arriver un jour à ce qu’on qualifie aujourd’hui de "médecine du futur" tant au niveau de la connaissance des cellules souches que du fonctionnement des mécanismes du corps humain.

Comme nous l'avons expliqué précédemment, il existe différents types de cellules souches : les cellules souches adultes et les cellules souches embryonnaires. Les études et recherches concernant certaines cellules font l’objet de critiques fréquentes d’une partie de la population, car, par exemple, l’utilisation de cellules souches embryonnaires peut porter atteinte à la vie. Le débat éthique portant sur l'obtention de cellules et sur leur utilisation n'est pas exactement identique s'il s'agit de cellules souches embryonnaires ou de cellules souches adultes. La polémique, en effet, est plus active concernant les cellules d'origine embryonnaire puisqu'à ce stade de l'existence, on se pose la question de savoir s'il s'agit ou non d'une atteinte à l'être humain, avec la conscience requise. Le débat sur l’utilisation de cellules souches est souvent intense entre partisans et détracteurs de ces nouvelles pratiques impliquant un nouveau rapport à l'existence humaine. Diverses législations ont été adoptées dans une série de pays fixant le cadre des recherches et précisant donc les modalités de celles-ci. Mais ces lois diffèrent d’un pays à l’autre, ce qui pose des problèmes éthiques fondamentaux et met en péril la recherche dans les pays les plus stricts.

Le commerce et la brevetabilité des cellules souches font également l’objet d’un débat très ouvert. La commercialisation de ces précieuses cellules pourrait faire avancer la recherche et amener à de nouvelles découvertes qui, un jour, serviraient à sauver des vies humaines. Cependant, les donneurs sont en nombre insuffisant par rapport à la demande. Une éventuelle commercialisation pourrait donc engendrer une impossibilité d'accéder à certains soins de santé devenus trop chers, comme cela est déjà le cas pour certains médicaments. Les femmes détentrices de ces cellules souches embryonnaires pourraient aussi vendre leurs cellules dans un but purement lucratif ou alors subir des pressions pour qu'elles le fassent. On aurait donc à craindre de voir se transformer la femme en objet de production embryonnaire. De plus, la brevetabilité des découvertes sur les cellules souches ne va-t-elle pas pousser à la mise en place d’un marché de la vie (et de la mort), actuellement, de principe, interdit mais régi dans certains cas par des lois strictes?

Ces questions restent en suspens et devront faire l’objet de débats de la part des autorités publiques afin d’éviter toute dérive, notamment mercantile. Cela passera par un suivi des avancées de la recherche et la mise à jour régulière des lois sur la bioéthique, afin de permettre à tout être humain d’améliorer son existence et non à la détruire ou de détruire celle d'autrui. Ces quelques éléments explicatifs ne sont qu'une ébauche à la réflexion sur un sujet essentiel: la bioéthique appliquée.

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