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L'entreprise et l'écologie - Travail de groupe 2007
Membres du groupe : De Keyzer Danae, Demunter Myrtille, Guitierrez Segura Guillermo, Lempereur Anais, Moreau Florence, Peres Ferreira Sophie, Soeur Nathalie, Therasse Florence, Tsatsis Christos
Résumé du travail
Les entreprises sont indéniablement les premières utilisatrices de ressources naturelles et également les plus grands pollueurs. Dès lors, il en devient inéluctable d’attendre qu’elles s’engagent de manière très active dans la sauvegarde de notre environnement.
Dans le cadre de ce travail, nous mettons en exergue le caractère théorique et pratique du positionnement éthique des entreprises ainsi que leurs initiatives et leur marketing et nous abordons également les différentes politiques nationales et internationales en la matière.
Sur le plan théorique, nous mettons en avant les différentes approches des entreprises concernant l’intégration des facteurs écologiques dans leur mode de production. Nous avons d’une part, l’approche normative : les entreprises intègrent ces facteurs dans une perspective de responsabilité et de conformité sociale. En découle le référentiel durable qui se base sur une logique sociologique et à partir duquel l’entreprise se base pour avoir une production articulée autour d’objectifs de satisfaction de la collectivité et de l’individu. Nous avons, d’autre part, l’approche utilitariste : les entreprises intègrent ces facteurs dans une perspective de succès financier. En découle le référentiel financier basé sur une vision néoclassique de l’économie et à partir duquel la production sera organisée. Dans les deux cas, les entreprises répondent aux attentes sociétales mais pour des raisons différentes. En pratique, les entreprises se retrouvent souvent entre ces deux approches. C’est ce qu’on appelle le référentiel hybride.
Concernant les contraintes étatiques, les Etats, les organismes non gouvernementaux disposent de divers instruments politiques/économiques, et de moyens de pression pour faire intégrer les valeurs écologiques aux entreprises. Par exemple, au niveau international, on y retrouve le Programme des NationsUnies pour l’Environnement comme la Loi de la Mer et des Océans, chargés de sensibiliser et de contrôler tout ce qui touche à l’environnement, ainsi que le Protocole de Kyoto, dont le but est de diminuer les émissions de gaz à effets de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique. Au niveau régional, le système « EU ETS » a été mis en place pour démontrer au reste du monde que l’application des règles de marché peut être utilisée de manière à minimiser les externalités négatives dans le domaine de l’écologie. Au niveau local, les écotaxes est l’instrument le plus utilisé mais dont les effets ne sont pas très satisfaisants concernant les produits directement soumis à la concurrence internationale. Les prix plus élevés de ces produits « écotaxes » engendrent une baisse des parts de marché et dès lors, certaines difficultés financières.
En effet, la politique du « pollueur-payeur » se révèle efficace uniquement pour des produits ne sortant pas des « frontières », comme par exemple, les sacs poubelles. Néanmoins, des mesures sont prises pour obliger les producteurs des produits importés à respecter les mêmes normes mises en place chez nous. Concernant les entreprises au niveau pratique, malgré le fait que quelques-unes ne respectent toujours pas certaines contraintes, nous constatons que beaucoup font de plus en plus preuve d’esprit d’initiative et ce, afin de devancer les futures exigences de l’Etat ainsi que les futures attentes des ménages en matière écologique.
L’écologie étant devenue une préoccupation importante de chacun, il est essentiel pour les entreprises de montrer patte « verte » et ce, afin de leur garantir une certaine réputation et pérennité. Des codes de conduite éthique, par exemple, ont été instaurés et les entreprises signataires se doivent de les respecter.
Au niveau du marketing, l’écologie est aussi devenue une source de motivation première. Les outils marketing les plus souvent utilisés pour qu’une entreprise arrive à associer son produit à l’écologie ou au développement durable sont la publicité, le sponsoring ou encore les emballages assortis d’un label qui indique que le produit est « vert ».
Malgré cette prise de conscience internationale et les avancées en la matière, il est certain que le travail à accomplir est encore considérable. Ce grand défi du XXIe siècle que représente la préservation de notre écosystème doit être relevé par tous si nous voulons un jour être en mesure de léguer une planète saine et bien vivante à nos enfants.
Conclusions
De nos jours, il est devenu impossible de ne pas prendre en considération la préservation de notre environnement dans les décisions que nous prenons, que ce soit au niveau du simple consommateur, du politique national et international ou du dirigeant d’entreprise.
Nous avons pu voir que les entreprises raisonnaient de manière différente face à l’intégration du facteur écologique dans leur prise de décision mais finalement le plus important n’est pas pourquoi elles ont adopté ou se concentrent sur une politique proactive de la protection de l’écosystème mais bien qu’elles le fassent réellement. Néanmoins, notre étude du sujet nous a permis de nous rendre compte que même si la conscience internationale s’était réveillée, le chemin reste encore long pour garantir la pérennité de notre écosystème et par là même, celle de la race humaine.
Dans un monde où tout n’est aujourd’hui qu’interdépendance, chacun a ne fut-ce qu’une once d’influence sur autrui et nous devons continuer, nous, simples citoyens de la Terre, à exercer une pression considérable sur l’Etat et sur nos entreprises pour s’assurer que l’on persévère dans la bonne voie. Nous ne devons pas choisir entre croissance économique et écologie, nous ne devons pas choisir entre confort et écologie mais bien faire de l’écologie une motivation première pour nous diriger vers une véritable qualité de vie car ne l’oublions pas, la protection de l’environnement, en dehors de la préservation de notre écosystème, est également un problème de santé publique.
L’écologie est devenue en l’espace de quelques années le grand défi du XXIe siècle et, cette problématique étant universelle, il en incombe à chacun d’entre nous de prendre ses responsabilités et d’agir rapidement et à bon escient afin de transmettre à nos enfants cette merveilleuse biodiversité que nos ancêtres nous ont léguée.
Les Hommes ne sont pas plus forts que la Nature et nous ne devons en aucun cas la sous-estimer ni minimiser sa future « vengeance » à cause du mal qu’on lui fait. Nous devons rester humbles devant elle et lui garantir des jours meilleurs en vue de la retrouver comme une alliée de premier choix dans la qualité de vie que nos enfants méritent d’avoir.
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