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L’être humain le cas du sport (Ethique et Jeux Olympique à Pekin) - Travail de groupe 2008
Membres du groupe : CICCARELLI Delio - CLYNCKEMAILLIE Sébastien - DAMIEN Alexandre - LAMBILLON Hélène - LEBAILLY Edith - LEIDER Aurore - PENNINCKX Aurélie - THOMAS Stéphanie - YANG William
Résumé du travail
Les Jeux Olympiques se dérouleront cette année à Pékin. Depuis leur apparition, et depuis leur renaissance en 1892, les Jeux Olympiques sont associés à un respect des principes éthiques fondamentaux. Mais les Jeux Olympiques sont aussi associés à des évènements ou pratiques qui vont à l’encontre de l’idéal qu’ils sont censés véhiculer. Ce travail traite de la nomination de Pékin comme ville organisatrice et tente de mettre en évidence les conflits que cette nomination implique entre l’éthique de l’Olympisme et le choix de Pékin, la préparation des Jeux en Chine et les implications de ce choix.
Les premiers Jeux Olympiques sont apparus en 776 avant J-C en Grèce Antique. Après une pause de 15 siècles, Les Jeux Olympiques modernes reviennent sous l’impulsion de Pierre de Coubertin, repensés pour mettre en avant les bienfaits du sport et promouvoir la paix. Malheureusement les nouveaux Jeux Olympiques vont aussi de pair avec l’augmentation de l’ampleur de l’évènement, de sa médiatisation et donc de son impact. Les Jeux Olympiques sont tour à tour le théâtre d’enjeux politiques et économiques : propagandes politiques, boycotts pour faire pression, terrorisme, tourisme, etc. Mais la politique et l’économique n’empêchent pas les Jeux Olympiques d’être éthiques, tant que les pratiques associées aux jeux restent éthiquement correctes.
Le choix de Pékin a poussé la communauté internationale et des associations telles qu’Amnesty International à réagir de diverses manières quant au non-respect des valeurs du Comité International Olympique, à savoir les principes éthiques fondamentaux. En effet, ces principes sont en désaccord avec l’énormité des sommes investies dans un pays qui compte tant de pauvres, avec le non-respect des Droits de l’Homme et de la liberté de la presse. D’autre part, il est difficile de comprendre qu’une ville qui connait de gros problèmes de pollution de l’air soit justement choisie pour accueillir la plus grande manifestation sportive internationale.
La préparation des Jeux fait également l’objet de vives critiques et se font poser la question de savoir si l’éthique de l’évènement sportif est respectée. La Chine avait promis de grosses améliorations afin de pouvoir accueillir les Jeux : une amélioration concrète du respect des Droits de l’Homme et des Jeux « sécurisés ». Mais plutôt que de réaliser ses promesses, la Chine a bloqué des améliorations en cours et a dissimulé ses défauts par des pratiques peu éthiques. Les répressions politiques, les censures, une politique de nettoyage intense, des expropriations forcées… Toutes ces pratiques cachent la vraie face de la Chine au monde et alimentent les discussions sur l’éthique du choix de Pékin.
De plus, les personnes employées sur les sites de construction sont souvent sous payées, exploitées et le gouvernement n’hésite pas à employer des femmes et des enfants. Là où le problème éthique se creuse encore, c’est quand on constate la part de responsabilité du CIO dans ces dérives. Notons également que des personnalités (comme Spielberg) ou bien des sportifs s’expriment sur la situation et s’appuient sur la portée médiatique des Jeux Olympiques pour dénoncer la politique chinoise, et notamment en ce qui concerne le Tibet et le Darfour. Pour parer aux critiques, la Chine a opté pour la nationalisation des Jeux : elle se ferme à l’aide extérieur et empêche les informations de filtrer à l’extérieur. Le CIO reste neutre face à toutes ces dérives, mais n’est-il pas avant tout le garant des valeurs et de l’éthique de l’évènement ? On ne peut pas toujours éviter de prendre position.
Finalement, la façon dont les Jeux se dérouleront reste inconnue. Toutefois, les décisions de la Chine continuent de surprendre : les athlètes ne pourront arborer aucun signe religieux pour respecter l’athéisme du parti politique. Cette décision est en contradiction avec l’esprit d’universalité des Jeux. Espérons au moins que le dopage ne fera pas de nouveau les gros titres.
Pour conclure, Le choix de Pékin comme ville organisatrice des JO 2008 ne fait pas l’unanimité. Les dérives économiques et politiques font déjà du tort à l’image d’éthique universelle des Jeux. Les voix se lèvent contre la Chine, mais les promesses faites par le pays ne sont toujours pas tenues. L’esprit de la Charte Olympique risque fort d’en souffrir.
Conclusions
Depuis toujours, les Jeux Olympiques ont été assimilés à des valeurs comme le respect de l’homme, de l’intégrité de son corps et de son esprit. Cela s’est traduit dans la charte Olympique, où le concept de « respect des principes éthiques fondamentaux » y a une place dominante.
Or, nous l’avons vu, il existe à ce jour encore de nombreux doutes concernant le respect par la Chine de certaines composantes essentielles des droits de l’homme comme le droit à la propriété, le droit à la sécurité au travail ou la politique vis-à-vis du Darfour et du Tibet…. Le tout alimenté par l’opacité vis-à-vis de l’extérieur dans la préparation et l’organisation des Jeux.
S’il se confirme que Pékin n’améliore pas son attitude sur au moins une partie de ces sujets sensibles, cela risque de porter un grand coup à l’esprit Olympique et pourra prouver que l’éthique prônée par la charte Olympique peut être sacrifiée sur l’autel de l’économie et des relations politiques.
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